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Décolonisons le Luxembourg !

A l'été 2021, Lëtz Rise Up et Richtung22 ont uni leurs forces dans une campagne comprenant des visites guidées à travers l’histoire occultée du pays. Le collectif artistique menait des recherches sur le passé colonial du Luxembourg depuis plusieurs mois, et c'est la rencontre avec Lëtz Rise Up qui va concrétiser un projet sous la forme d’une visite guidée à travers la ville de Luxembourg. Longtemps occultée, l’histoire coloniale du Luxembourg reste encore peu connue du grand public. Pourtant, si le Grand-Duché n’a pas été un Empire colonial en tant que tel, l’État et les travailleurs luxembourgeois ont néanmoins pris une part active à  la colonisation, notamment au Congo belge. L’influence luxembourgeoise s’étendait d’ailleurs au-delà de ce seul pays d’Afrique centrale. Plusieurs décennies après la fin annoncée de la colonisation, les stigmates de cette partie de l’histoire sont encore visibles dans l’espace public, notamment dans la capitale. Au cours d’une heure environ de visite, nos guides lèvent le voile sur des vestiges de la période coloniale de prime abord invisibles aux yeux des passants.


Avec cette campagne, nous avions l'objectif de sensibiliser et informer le public sur l’existence du passé colonial occulté du Luxembourg, et inciter le Luxembourg à s'engager vers des réparations, car très peu d’actions ont été engagées pour réparer la souffrance engendrée par les activités coloniales du Luxembourg à travers le monde. Nous demandons au conseil communal de la commune de Bascharage le retrait du monument à l’honneur de Nicola Cito situé rue de l’Église à Bascharage, et son remplacement par une plaque commémorative en mémoire des 5000 travailleur·euse·s congolais·e·s qui sont mort·e·s lors de la construction de la ligne de chemin de fer dont il était l’ingénieur au Congo durant la colonisation belge.


Un an plus tard, nous demandions au conseil communal de la commune de Bascharage le retrait du monument à l’honneur de Nicola Cito situé rue de l’Église à Bascharage, dans une seconde campagne réalisée en collaboration avec LUSH et deux autres organisations belge et française. ce retrait doit être accompagné de son remplacement par une plaque commémorative en mémoire des 5000 travailleur·euse·s congolais·e·s qui sont mort·e·s lors de la construction de la ligne de chemin de fer dont il était l’ingénieur au Congo durant la colonisation belge. La pétition est toujours ouverte aux signatures.





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